« Friday c’est bio-inspiré » du 27 mars 2026

Revue et de presse, tendances et actualités, ce que nous avons vu, lu et entendu et que nous souhaitions partager avec vous. Friday c’est bio-inspiré propose de décrypter l’actualité économique, sociale et stratégique à la lumière des solutions que pourraient nous apporter le Vivant en modèle et allié.


La pluridisciplinarité est un facteur de créativité.Neuroscientifique Stanislas Dehaene, membre de l'Académie des sciences, président du Conseil scientifique de l'Education nationale, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale.

Interview du neuroscientifique Stanislas Dehaene, membre de l’Académie des sciences, président du Conseil scientifique de l’Education nationale, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale.

L’article met en lumière une thèse forte pour penser innovation notamment : la singularité humaine ne réside pas tant dans la capacité à inventer ex nihilo que dans une faculté bien plus fondamentale : assembler des éléments simples pour créer des structures complexes.

Depuis les premières traces géométriques préhistoriques jusqu’aux mathématiques modernes, l’esprit humain fonctionne en effet à partir d’un nombre limité de “primitives” (formes, symétries, relations spatiales) qu’il combine selon quelques règles universelles : répétition, concaténation et enchâssement. Cette logique de composition, profondément ancrée dans notre cerveau, constitue le socle de nombreux langages humains — mathématiques, art, musique, langage.

Contrairement aux autres espèces, l’humain perçoit spontanément les régularités et les motifs, et surtout, il sait les manipuler et les recombiner. C’est cette capacité de composition symbolique récursive qui serait à l’origine de la pensée abstraite et de la créativité.

Cette logique est illustrée de manière frappante par les “chimères” — ces créatures hybrides (Centaures par exemple) présentes dans toutes les cultures. Elles ne sont rien d’autre que des assemblages d’idées déjà connues. En ce sens, l’innovation apparaît moins comme un acte de rupture pure que comme une capacité à voir des connexions nouvelles entre des briques anciennes. La créativité humaine serait donc avant tout une intelligence de la combinaison.


Guerlain s'associe à Intact pour créer un alcool neutre pour des parfums plus écologiques
Des parfums moins carbonés pour la cosmétique

Le parfumeur a signé un partenariat avec la jeune pousse Intact, qui produit un alcool neutre à base de pois émettant 80 % de gaz à effet de serre de moins que l’alcool de betterave

La maison Guerlain s’associe à la startup française Intact pour introduire un nouvel alcool de parfumerie à faible empreinte carbone. Baptisé Pulse, cet alcool extra-neutre est produit à partir de résidus de légumineuses (notamment le pois) via un procédé de fermentation bas carbone et circulaire.

Contrairement aux alcools traditionnels issus de betterave ou de blé, cette solution valorise des coproduits agricoles et s’appuie sur des cultures capables de fixer naturellement l’azote, contribuant ainsi à la fertilité des sols et à la réduction des engrais chimiques.

Selon les analyses de cycle de vie, cet alcool permettrait de réduire de plus de 80 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux solutions conventionnelles. Guerlain devient ainsi la première maison de parfumerie à intégrer ce type d’ingrédient dans une fragrance, ouvrant la voie à une transformation plus large de la filière.


L'Oréal et La start-up Dioxycle signent un partenariat pour décarboner les emballages
Dioxycle, Les Echos, nouveaux emballages

L’Oréal a signé un partenariat stratégique avec la startup Dioxycle pour transformer des émissions industrielles de CO₂ en matières premières plastiques. L’objectif : produire de l’éthylène – brique de base du polyéthylène – à partir de carbone capturé, plutôt que de ressources fossiles.

La technologie développée par Dioxycle repose sur un procédé d’électrolyse du carbone, permettant de convertir CO₂ et CO en molécules utilisables dans la chimie des plastiques. Ce matériau peut ensuite être utilisé comme un “drop-in” : il conserve les mêmes propriétés que le plastique conventionnel, tout en réduisant son empreinte carbone.

Pour L’Oréal, l’enjeu est majeur : les emballages représentent une part significative de ses émissions, notamment en Scope 3. Ce partenariat ouvre ainsi une nouvelle voie de décarbonation, en agissant directement sur l’origine des matières premières, sans remettre en cause les performances industrielles ni les chaînes de production existantes.


Les castors permettent de stocker dix fois plus de CO₂ dans les zones humides

On connaissait déjà son apport dans la lutte contre les sécheresses et les inondations, et son importance pour la biodiversité, mais le castor ne cesse de nous surprendre. Une étude publiée le 18 mars dans la revue Nature nous apprend que les zones humides aménagées par les castors stockent jusqu’à dix fois plus de carbone que les milieux sans ces rongeurs.

C’est une contribution essentielle car les zones humides comptent parmi les écosystèmes les plus efficaces pour capter et stocker le CO₂, notamment dans les sols et les sédiments. Elles peuvent stocker du carbone à des niveaux très élevés, parfois bien supérieurs à d’autres milieux naturels.

En multipliant ces milieux, les castors agissent comme de véritables “ingénieurs des écosystèmes” : ils transforment rapidement les paysages, augmentent la biodiversité et créent des conditions favorables à la séquestration du carbone sur le long terme.


Comment répondre aux problématiques de l’ingénierie spatiale dans un milieu aussi extrême que celui de la Lune ?

En s’inspirant du vivant et des structures de matériaux déformants – comme la pomme de pin, le genêt ou l’ajonc – qui savent tirer parti des variations de leur environnement pour protéger ou disséminer leurs graines !!

Le chercheur Antoine Le Duigou et son équipe de l’université de Bretagne Sud, en collaboration avec l’ESA (l’Agence spatiale Européenne), ont ainsi mis au point des matériaux innovants et des imprimantes 4D afin de fabriquer, sur la Lune, des trackers solaires qui s’orientent de façon autonome…


Forte de plus de 250 candidatures, la biennale retiendra une nouvelle fois quarante projets pour les révéler rue Lincoln, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris.

L’exposition sera ouverte du 2 au 12 avril, de 11h à 19h. Pendant 11 jours, sur 1200 m², les portes du futur s’ouvrent ! L’occasion de découvrir ce que seront les intérieurs de demain à travers les travaux d’inventeurs et de designers-chercheurs qui œuvrent 100 % sans empreinte plastique.


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