Le Covid, la Nature et Nous


REVUE DE PRESSE – DOSSIER SPECIAL –  … « souvenez-vous »


Nous aurons bien sûr beaucoup de leçons à tirer de cette première véritable crise de destin de l’Humanité. La veille « NewCorp Observer » de NewCorp Conseil vous propose ici une revue de presse régulièrement enrichie pour, demain, nous souvenir de la période traversée et essayer d’en garder une mémoire collective pour notre réinvention.

Nous proposons ceci à travers 3 grands chapitres qui nous semblent bien refléter à la fois les discussions et débats du moment, mais qui aident aussi à comprendre notre situation et à essayer d’en définir des enseignements pour un autre monde à réinventer.

Vous êtes invité à vous aussi nous proposer le ou les articles ou analyses que vous avez trouvé particulièrement inspirants et que vous auriez envie de partager et de garder en mémoire. cf la page contact svp.


1/ Nuire à la biodiversité, c’est nuire à l’humanité

Si certains énergumènes ont cru un instant que la solution consisterait à éradiquer les pauvres chauve-souris et autres pangolins, comme des martyrs de notre propre ignorance et cupidité, il faut reconnaître la bonne surprise de voir majoritairement, et dès la révélation de la crise, une bonne qualité de l’analyse mettant en évidence la relation entre la dégradation de la biodiversité, et notamment la destruction de l’habitat des espèces sauvages, et la diffusion d’éléments pathogènes favorables à de telles pandémies touchant les humains.

Le lien entre le Covid-19 et l’érosion de la biodiversité (beaucoup moins avec le réchauffement climatique) a été fait, et de façon très consensuelle, comme si c’était là la révélation d’une évidence pré-consciente, comme un retour de bâton. Pour la première fois depuis 20 ou 30 ans, le Covid-19 a eu le « mérite » d’établir un lien direct entre la destruction de la biodiversité et la santé humaine. Ce lien existe depuis longtemps, et s’exprime même de façon bien plus massive lorsqu’il s’agit de décès causés par la pollution atmosphérique ou la pollution de l’eau (les deux premières causes de mortalité humaine, et issues de nos propres activités) mais cet effet boumerang est beaucoup plus indirect et insidieux que celui causé par le Covid-19, qui par ailleurs a aussi la singularité de toucher tous les pays et toutes les classes sociales (ce qui est moins vrai des autres dommages des autres dégradations et dérèglements environnementaux).

OUVRIR

2 / Nature is back (?)

Au delà des effets très spectaculaires (surtout sur la pollution de l’air) liés à l’arrêt brutal et massif des activités humaines, l’incroyable profusion d’articles et de posts sur les réseaux sociaux en dit aussi beaucoup sur notre relation à la nature. Cette « réjouissance » collective du « retour du vivant » (en réalité moins masqué par le voile de nos activités – et parfois un peu exagéré) traduit probablement surtout notre manque de vivant et le plaisir de ces retrouvailles. Puissent-elles être durables.

La forte occurrence de cette idée que « la nature est de retour » peut sans doute être analysée, au delà des faits qu’elle voulait signaler, comme le signal d’une forme de soulagement, de satisfaction un peu naïve, qui disait aussi « regardez, la nature est toujours là ». Le confinement a été beaucoup analysé sous l’angle de la distanciation sociale, du manque de rapports humains, l’ampleur de cette thématique du retour de la nature sur les réseaux sociaux et l’empressement à reconquérir les parcs, jardins, forêts et montagnes montre aussi à quel point la nature nous a manqué. Si l’Homme est un animal social, il avait peut-être oublié que c’est un animal social qui ne peut se passer de nature. Pourvu qu’il s’en souvienne !

OUVRIR

3 / Et après ?

Si les éléments pathogènes tels le Covid-19 se diffusent plus facilement et fréquemment auprès des hommes par la destruction massive de la biodiversité, le modèle économique qui favorise la course en avant de la destruction du biotope de l’espèce humaine par elle-même a vite été l’objet de questionnements et de débats. C’est probablement l’autre « bonne nouvelle » de la crise. La nécessité d’inventer « un monde d’après » différent du monde d’avant responsable de cette crise sans précédent est ressortie rapidement comme un des grands sujets du traitement médiatique et social de la période.

Le Covid-19 faisant office de preuve de concept de la nécessité de réinventer notre modèle économique, il est venu conforter et argumenter celles et ceux qui le savaient déjà, et a fait office de révélation auprès de beaucoup d’autres, se découvrant parfois face au mur des âmes d’évangélistes précurseurs. Les convictions d’une partie d’entre eux, peut-être, s’évaporeront dès les premiers vents de la reprise, mais nous pouvons aussi faire le pari que le Covid aura, majoritairement, laissé une empreinte forte favorable à la nécessité, effectivement, d’un autre monde d’après.

Un autre monde d’après déjà en initié bien sûr par certains, qui sera aussi bousculé par les nécessités d’une reprise au pas de course, qui ne se fera pas d’un coup au grand soir du déconfinement, mais dont l’impérieuse nécessité, surement, aura marqué des points lors de la crise. Bien sûr, lorsqu’il s’agira de rallumer la machine de l’usine le jour du déconfinement, on appuiera sur le même bouton de la même machine qu’hier, mais en sachant que demain, il faudra en changer.

OUVRIR

 

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