Christophe GOUPIL – Speaker 2019

Christophe Goupil est Professeur à l’Université de Paris (Diderot).

Après vingt années consacrées à l’étude de processus dissipatif en physique de la matière condensée, (Supraconducteurs, thermoélectricité), il a participé à la fondation du Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain (LIED), dont il est le directeur-adjoint. Il est responsable de l’équipe DyCo, qui est spécialisée dans l’étude des dynamiques couplées, basées sur le formalisme de Onsager, initialement dans le cadre de la conversion thermoélectrique. Ces travaux ont conduit à étendre le formalisme à la thermodynamique à temps finis à d’autres domaines tels la biologie et l’économie.

Depuis quatre années l’équipe DyCo développe ces modèles aux travers de nombreux partenariats interdisciplinaires au sein du LIED et avec des partenaires externes (Hôpitaux, INSEP, Agence Française de Développement, (AFD)). Qu’il s’agisse de modèle Macroéconomique pour un monde fini [1], ou bien d’approche thermodynamique de la biologie [2], les travaux de l’équipe DyCo sont centrés sur les conditions d’usage de l’énergie, qui est, en soi, une formulation du second principe de la thermodynamique appliquée à des systèmes variés. La question des conditions de fonctionnement des systèmes thermodynamiques et des optima de fonctionnement de ces systèmes est au cœur des travaux de l’équipe.


[1] Intervention de Christophe Goupil (LIED, Université Paris-Diderot) au Séminaire de recherche de la Chaire Energie et Prospérité.
Cette session s’est déroulée le 8 juin 2018 et portait sur le thème : Des Physiciens et des Economistes: à la recherche d’un paradigme.

[2] Colloque Recherches bio-inspirées des 16-17 décembre 2015


Intervention de Christophe Goupil à Biomim’expo 2019 :

Synopsis :

Métabolisme urbain : si la ville était un animal ?

L’usage du terme « métabolisme urbain » est désormais très largement répandu. Au delà de ses dimensions métaphoriques, il concerne en premier lieu les questions de matière, d’énergie et d’eau.
En considérant le fonctionnement d’un animal soumis à un effort, nous proposons d’analyser quelques enseignements tirés de ce regard bio-inspiré sur le vivant dans son environnement. Certaines des questions qui peuplent nos débats y trouvent alors un éclairage nouveau, parfois inattendu: Les flux circulaires tournent-ils en rond? Les métabolismes fonctionnent-ils toujours de manière optimale? Qu’est-ce qu’un fonctionnement optimal? Pourquoi la divergence des flux est-elle la règle dans nos villes? Qui gouverne la dynamique métabolique: les flux,les déchets, les contre-réactions? Pourquoi les bâtiments ne sont pas si intelligents et les usagers pas si bêtes? En quoi les usagers confirment-ils la seconde loi de la thermodynamique?
Au delà de constats purement techniques, nous proposons de considérer ces éclairages bio-inspirés comme autant d’éléments de réflexions, qui permettent de quitter le lieu des métaphores et ancrer nos décisions au plus près des réalités physique d’une part, et des réalités sociales et culturelles d’autre part. Car enfin, le métabolisme urbain ne signifie-t-il pas surtout que nous sommes ces animaux qui rendent vivants nos villes?


Biographie détaillée

 

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